Le patrimoine architectural

Les premières constructions du village

L’église du Rayol, la pergola du Pateck ainsi que l’escalier fleuri ont été réalisés en 1925 au moment de la création du lotissement. Les escaliers, avec leurs 882 marches qui descendent des hauteurs du village jusqu’à la mer sont les plus longs de France. Ils sont divisés en quatre parties, de bas en haut :

Les degrés de la mer, les degrés du Pateck, les degrés du centre et enfin les degrés supérieurs, menant jusqu’au sommet du Drapeau sur les hauteurs de la commune.

Bordés de murs bas construits en schiste du massif des Maures et décorés de vases en terre cuite, ces "escaliers fleuris" comportent aussi une pergola ronde portée par des colonnes, le Pateck. Il est l’expression de la tendance de l’art des jardins de cette époque.

Les escaliers fleuris et la pergola du Pateck ont été inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 14 décembre 1989.

Le Pateck

Le Patec

L’escalier fleuri

L’escalier fleuri

L’église du Rayol

église du Rayol © e.bertrand droits réservés

© e.bertrand droits réservés

Quelques villas privées emblématiques

Avec l’arrivée du chemin de fer, de belles villas privées sont édifiées au début du 20ème siècle, notamment au Canadel.

Quelques-unes sont encore visibles aujourd’hui, dont :

1) Les Roches Blanches

Cette villa, autrefois nommée La Petite Provence, Villa Mezzara, puis Villa Sainte Flemme, est la première construite au Canadel par Albert Saint-Blancard en 1905.
L’ensemble a évolué au fil du temps mais les terrasses et aménagements extérieurs d’origine sont toujours présents.

2) San Marino et La Pompéienne

Ces villas construites entre 1905 et 1910 par l’architecte parisien Charles Sarazin (1873 - 1950) représentent un courant d’architecture inspiré de l’antiquité. Les frises décoratives ou l’utilisation récurrente du motif structurant de la pergola sont des exemples poignants de cette inspiration gréco-romaine.

La Villa San Marino

 

La Villa San Marino, villa de vacances personnelle de l’architecte, surplombe la baie du Canadel sur la pointe de la Malpagne.
Les volumes extérieur, dont la loggia est visible de loin, sont d’une imposante sobriété. Une frise peinte sous la corniche représente une procession de guerriers grecs, tels que l’on peut les voir sur les céramiques de la Grèce antique.

 

 

 

La Pompéienne

 

La Pompéienne, rebaptisée aujourd’hui Mamounia, porte bien son nom : l’entrée est ornée par quatre colonnes cannelées doriques. On pénètre ensuite dans un atrium à ciel ouvert avec en son centre un bassin orné d’une mosaïque représentant les allégories des quatre saisons. Les murs sont décorés de fresques très colorées s’inspirant du style pompéien.

 

3) Les Villas Royce

Les Villas Royce


L’entreprise Rolls Royce a acheté une grande parcelle de terrain au dessus de la plage du Canadel et y construit plusieurs villas : Tout en haut à droite, la Villa Jaune, construite pour le président de la société, Claude Johnson, puis en dessous la Villa Mimosa conçue par Henry Royce qui à partir de 1912 et jusqu’en 1932 (à l’exception des années de guerre) y travailla tous les hivers afin de profiter du climat clément.
En dessous de sa villa se trouvait son bureau d’études, appelé le Bureau ainsi que la Villa Rossignol pour le personnel.

4) Thalassa et Les Pins

Thalassa et Les Pins

En 1924, l’architecte René Darde (1883 - 1960), construit deux villas au Canadel représentant le style néo-provençal, en vogue dès les années 1920.

Au Rayol, l’adoption de ce style « régional » devient même obligatoire comme le stipule le cahier des charges du lotissement en 1925.
Ce style invoque la volonté d’authenticité et de tradition rurale et locale, répandue sur toute la Côte d’Azur. La disposition des corps de bâtiment de différentes hauteurs et dimensions, l’escalier extérieur accédant au premier étage, les tuiles romaines qui servent également à la décoration des fenêtres en sont des exemples et rappellent l’architecture des fermes de Provence et du bassin méditerranéen.

Cette idée se poursuit dans les jardins puisque la végétation d’origine comme les beaux pins et chênes-lièges sont préservés. De grandes jarres provençales fleuries ainsi que des bougainvillées viennent égayer les entrées, terrasses et façades.

Les constructions du Domaine du Rayol

En 1909, l’explorateur colonial et banquier Alfred Théodore Courmes (1859-1934) achète les terrains qui deviendront le Domaine du Rayol.

En 1910, il commande une première villa, l’Hôtel de la mer, réalisée dans un goût éclectique par l’architecte Guillaume Tronchet. De 1925 à 1927, à la demande de Madame Courmes, une deuxième villa, dite le Rayollet, est construite par le même architecte dans le style néo-provençal.

En 1939, le domaine est acheté par l’avionneur Henry Potez qui fait aussitôt entreprendre des travaux par son architecte Raoul Minjoz. La première villa de 1910 dite l’Hôtel de la mer est modifiée, tandis que la villa du Rayollet est agrandie et réaménagée intérieurement dans le style Art Déco. Cette dernière fut inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 29 juin 1994.

Après la guerre, vers 1950, Potez fait construire la Maison de la plage en bord de mer.

En 1989, le domaine dans un état d’abandon avancé, est acquis par le Conservatoire du littoral afin d’y aménager le Domaine du Rayol actuel.

Le Rayollet

Le Rayollet  © Domaine du Rayol, Christine Roméro

©Domaine du Rayol, Christine Roméro

Hôtel de la mer

L’Hôtel de la Mer © Domaine du Rayol, Goscha Coutellier

© Domaine du Rayol, Goscha Coutellier

Maison de la plage

La Maison de la Plage © Domaine du Rayol, Guillaume Exer

© Domaine du Rayol, Guillaume Exer

Autour du débarquement

Le Canadel abrite trois lieux commémorant le Débarquement de Provence.

Une nécropole nationale située à l’entrée du hameau, qui rassemble les tombes de 13 soldats morts lors du Débarquement de Provence dans la nuit du 14 au 15 août 1944. Il s’agit de soldats appartenant au 1er Commando du capitaine Ducourneau. Cinq de ces tombes sont vides, les corps ayant été rendus aux familles.

Une grande stèle située sur la D559 à l’entrée ouest du Canadel est consacrée aux Commandos d’Afrique et une plaque commémorative au général Georges-Régis Bouvet.

Une deuxième stèle est érigée à l’endroit même de la première vague des commandos, au-dessus de la plage du Canadel.

La chapelle Notre-Dame du Rosaire, en dessous de la Nécropole et au même endroit où jadis s’arrêtait le train des Pignes fut édifiée en 1962.
C’est à cet endroit que le capitaine Albert Thorel du deuxième commando d’Afrique et ses hommes eurent le premier contact avec les habitants de la commune dans la nuit du 14 au 15 août 1944.
Chaque année, une messe y est célébrée en hommage à ses valeureux soldats morts pour la France

La nécropole

La nécropole au Canadel

La Chapelle Notre-Dame du Rosaire

La Chapelle Notre-Dame du Rosaire au Canadel

Stèle

Une des deux stèles consacrées aux Commandos d’Afrique